Tour des abbayes – 25-26 septembre 2021



Tour des abbayes

25-26 septembre 2021


Deuxième édition du Rallye « Tour des abbayes » organisé par Despé avec, pour cette année, une approche différente, … Cette fois, le départ aura lieu en cours de matinée et la distance à parcourir sera de 625 miles… Oups, on va donc devoir y passer la nuit ! Autre changement, nous aurons des points de passages obligatoires avec, à certains contrôles, des bénévoles du club qui seront présents pour nous accueillir.

Ce rallye ressemble donc bien à un vrai challenge et s’adresse à des rouleurs qui aiment la performance, pas en termes de vitesse mais plutôt en termes de dépassement de soi et de défi personnel…

La météo annoncée est plutôt clémente, nous devrions rouler sans pluie tout au long du rallye, … Tant mieux, cela facilitera sans doute un peu les choses. En ce qui concerne le parcours, nous aurons le choix entre la méthode roadbook ou la méthode GPS, cette dernière étant sans doute plus aisée pour ceux qui veulent tenter l’aventure pour la première fois… C’est le cas de Christophe Dumoulin ; il n’a pas l’équipement pour fixer et pour lire un roadbook de nuit mais il va quand même pouvoir se joindre au groupe et faire le parcours au GPS… C’est une grande première pour lui, et malgré quelques hésitations, il s’est finalement inscrit ; c’est un sportif, il a déjà couru un marathon et il sait ce que défi personnel représente. Nous ne serons finalement pas nombreux à prendre le départ, c’est le week-end des portes ouvertes à la concession, ceci explique sans doute cela. D’autre part, suite aux inondations de juillet et au désastre qui s’en suivi, la date du rallye avait été postposée, Despé ayant estimé à juste titre qu’il n’était pas décent de « parader » en Harley dans les villages sinistrés quelques semaines avant…

Rendez-vous ce samedi 25 septembre à 9.30’ pour un départ à 10.00’ heures ; Il y a Despé, Nico, Eric, Pascal, Fury, Cid, Christophe et moi-même… A priori, nous roulerons en deux groupes, nous verrons cela au fur et à mesure du déroulement de l’épreuve.

Roadbooks distribués, photo de groupe avant le départ et c’est parti pour 24 heures de balade, en tous cas ce sera le maximum autorisé, l’objectif pour recevoir le pin’s souvenir étant de parcourir les 625 miles en respectant cette limite de temps.

Je suis en tête de colonne et je roule en suivant les indications du roadbook et nous prenons la direction du petit ring de Mons ; à peine 3 km parcourus et première hésitation ; je suis les notes du roadbook et je reste donc sur la voie latérale tandis que Despé et Nico emprunte les voies rapides du R50. Ils se trouvent donc devant moi lorsque nous arrivons à la sortie direction Beaumont ; le rythme sera apparemment élevé, ce qui ne me déplait pas… Nous voici sur la N40, il fait très ensoleillé, il y a peu de trafic et nous roulons bon train vers Beaumont ; nous sommes pour l’instant à trois mais il me semble apercevoir le Fat Boy de Fury dans mes rétroviseurs lorsque nous arrivons à Beaumont ; effectivement les autres nous ont rejoint et c’est ensemble que nous nous faufilons dans le trafic du centre-ville ; nous allons ensuite vers Givet, toujours par la N40 et le rythme reste élevé et même un peu trop rapide puisqu’arrivés à l’entrée de la ville, Despé loupe les deux première notes et nous voilà tous les 8 rassemblés et en train de tourner en rond dans les ruelles du centre de Givet ; nous devrons même demander de l’aide à des autochtones pour retrouver le bord de Meuse. C’est rapidement réglé et nous traversons le pont en direction de la N949. Nous sommes encore ensemble lorsque nous entamons l’enchainement des 2 ou 3 ronds-points à la sortie de Givet qui doivent nous mener sur la route de Beauraing. Trop vite sans doute car là encore, après quelques hésitations et un demi-tour, nous nous engageons sur la N95 sans réfléchir à la direction à suivre. Je me retrouve à l’avant du groupe, nous ne sommes plus que 5, en effet Fury, Cid et Christophe ne sont plus derrière nous. Je remets un peu la sauce et c’est reparti. Tout va bien mais, à la lecture du roadbook, je me rends compte après quelques kms que nous devons normalement parcourir environ 32 km sur la N95 avant le prochain changement de direction… Impossible car nous roulons vers Dinant qui est à moins de 20 km… Je m’arrête en signalant à Despé que nous roulons dans la mauvaise direction… Eric et Pascal roulent au GPS et me disent que non, tout va bien, nous sommes bien dans la direction d’Orval qui doit être notre première étape de la journée. Nous repartons mais franchement j’ai de sérieux doutes et après quelques centaines de mètres, je décide de faire demi-tour en indiquant pas des signes à Despé qu’il n’y a plus d’hésitations à avoir, nous nous sommes bel et bien trompés comme des débutants… De Givet vers Dinant, il est impossible d’arriver à Orval, à moins que le roadbook qu’il a imaginé ne nous fasse tourner en rond… Nous avons fait environ 10 km d’aller et retour en trop mais nous arrivons comme prévu au centre de Beauraing où nous empruntons la N95 vers Bouillon… Ça c’est logique ! Nous entamons alors une virée plutôt musclée vers Gedinne, Bièvres et Menuchenet où nous poursuivons le parcours via la N89. Quel plaisir, il fait super bon, la route est en parfait état et, cerise sur le gâteau, il n’y a pas de contrôles de vitesse… Je me régale ainsi jusqu’à la sortie vers la N828 qui nous mène à l’entrée de Bouillon. Nous poursuivons ainsi vers Florenville et nous arrivons finalement à 12.30’ à l’abbaye d’Orval. Il n’y a pas de bénévoles prévus sur ce point de contrôle et nous devons prouver notre passage par une photo de « l’Ange Gardien » … Y a plus qu’à le trouver ! Facile, c’est le café restaurant à l’entrée de la route qui mène à l’abbaye. Nous nous arrêtons donc devant l’établissement et de suite un homme se présente en me demandant pour combien de personnes je souhaite réserver une table… Bien sympa le monsieur mais je décline évidemment la proposition ; nous devons encore parcourir plus de 500 miles et, bien qu’un Orval tempéré m’aurait bien plu, nous n’avons pas d’autres choix que de repartir au plus vite. Chacun ayant pris sa photo, nous repartons ; Nico devrait bientôt faire le plein, il lui reste près de 80 km d’autonomie, pas d’urgence donc mais il faudra y penser avant d’arriver à l’abbaye de Rochefort qui sera notre deuxième étape. Je repars en suivant Despé et Nico et nous retournons vers Florenville. Pas de chance, le roadbook nous emmène vers un sens interdit… Pas de soucis, nous changeons d’itinéraire et, d’après la trace GPS, je vois comment me retrouver sur l’itinéraire ; pour ce faire, il faut tourner à droite mais Despé va tout droit ! Un coup de klaxon à son attention et je tourne à droite… Personne ne me suit or je suis certain d’avoir fait le bon choix. Pas grave, je décide de continuer mon chemin, je suis donc seul à cet instant. Mon téléphone sonne et qui m’appelle ? Cid ! Il me dit nous avoir entendu lorsque nous étions à Orval mais il ne nous a pas vu… Il est seul et ne sait plus ce qu’il doit photographier… Oups, comment se fait-il qu’il soit seul ? Où sont donc restés Fury et Christophe ? Avec toutes nos hésitations à la sortie de Givet, j’avais imaginé qu’ils seraient devant nous… Et bien pas du tout et Cid a besoin d’aide pour la suite… Je lui explique qui est « l’Ange Gardien » et l’informe de ma position… Pas de problème pour lui, je lui conseille de reprendre la route et lui dit qu’on se retrouvera à Rochefort, en tous cas je l’attendrai. Je poursuis seul et j’arrive à l’abbaye de Rochefort où m’accueille Salvatore ; il nous a préparé des tartines au fromage, quelques biscuits secs ainsi que des softs … Magnifique ! Je n’ai pas encore pris le temps de manger, il est 13.45’ et ce casse-croûte est le bienvenu. Je suis sur place depuis quelques minutes lorsque Despé, Nico, Pascal et Eric me rejoignent. Ils sont allés vers le centre de Florenville pour faire le plein, c’est pour cela qu’ils ne m’ont pas suivi après Orval. Encore quelques minutes et voilà Cid qui arrive à son tour, mais toujours seul !  Il nous explique avoir eu quelques discussions avec Fury concernant l’itinéraire et, sans vraiment s’être disputés, ils se sont séparés en suivant chacun leurs idées.

Nous voilà maintenant six dans notre groupe pour poursuivre le rallye, espérons que tout se passe bien pour Fury et Christophe, qui n’ont pour l’instant pas encore donné d’information sur leur position. Prochaine étape, l’abbaye d’Achel située à la frontière hollandaise. Il n’y aura pas de bénévoles et nous devrons prendre la photo des drapeaux belge et hollandais tracés sur la route. Il y aura environ 140 miles à parcourir, nous arriverons sans doute en début de soirée… C’est reparti, le rythme s’est un peu ralenti mais tout se passe bien. Après 60 km, nous arrivons à la baraque de Fraiture et nous sommes arrêtés par des policiers qui bloquent le carrefour à la jonction de la N89 et de la N30. Une course cycliste doit arriver dans une quinzaine de minutes et nous sommes contraints d’attendre. Le temps passe et je décide de m’avancer un peu pour être en mesure de partir le plus vite possible après le passage des vélos et du camion balai, tout cela sans vraiment bien réfléchir au parcours… Erreur car, au moment où nous sommes enfin libérés, je pars dans la mauvaise direction ! Ce n’est qu’après avoir parcourus quelques 5 km que je m’aperçois de l’erreur. Retour vers la baraque de Fraiture pour reprendre la bonne direction sur la N89. Nous arrivons à Stavelot en ayant emprunté la N66 et nous poursuivons vers Francorchamps. La route est un peu étroite et monte assez fortement et pas de chance… Des cyclistes qui peinent dans la montée mais surtout une voiture qui suit à moins de 20 km/h sans oser dépasser… Cela dure pendant quelques centaines de mètres, nous klaxonnons pour forcer le chauffeur à dégager mais sans résultat. Il y a bien une belle piste cyclable mais notre Eddy Merckx du jour estime sans doute que les « vrais » sportifs de la pédale ne doivent pas s’abaisser à emprunter les voies réservées aux vélos… Pas grave, moi je vais donc l’utiliser avec mon Harley-Davidson et hop, en quelques secondes le problème est réglé. Les autres ont fait de même et nous pouvons enfin poursuivre l’itinéraire. Nous arrivons ensuite dans une petite agglomération où une ducasse est organisée en plein sur notre parcours, déviation et perte de temps… Pas grave, ce type de surprise doit pouvoir être géré et nous nous retrouvons heureusement sans trop d’hésitation sur la bonne route. Nous arrivons enfin à l’abbaye Saint Benoît d’Achel et il est 19.10’ lorsque nous nous arrêtons sur la frontière pour prendre la photo. Tout le monde s’amuse, la fatigue arrive lentement mais pour l’instant rien d’insurmontable. Prochaine étape, la province d’Anvers et l’abbaye de Westmalle où nous attendent Rico et son beau-frère. Nous devrons parcourir 45 miles, cela n’est pas trop et le temps de parcours est estimé à 1 heure et demi. Effectivement, pas d’anecdote particulière sur cette étape et nous arrivons à 20.30’ au contrôle suivant. Comme prévu, Rico et son beau-frère sont sur place pour nous accueillir. Ils ont eu quelques démêlé²²²²²²      s avec le taulier des lieux qui les a priés de dégager de cette zone qui est une propriété privée… Ils se sont déplacés de quelques mètres pour ne pas passer la limite de l’entrée et y ont installé leur camionnette ; nous avons droit à quelques friandises et à des bouteilles d’eau ; bonne idée, un service « nettoyage casque » est prévu et est très apprécié… La nuit est tombée, la température a baissé et certains envisagent déjà des changements de vêtements. Après une petite ½ heure de repos, nous repartons vers le point suivant et la distance que nous devons parcourir maintenant est beaucoup plus importante, … Pas moins de 150 miles pour arriver à l’abbaye de Westvleteren et un temps de route estimé à quatre heures ½. Nous repartons donc sans plus tarder, direction Anvers. Je suis en tête mais très vite, je m’emmêle les pinceaux avec la lecture du roadbook… Ou il y a des erreurs ou je commence à être fatigué, en tous cas, je ne m’y retrouve plus, ni dans les indications, ni dans le kilométrage et je demande à Despé de prendre la tête du groupe. Il a programmé son GPS et il va donc nous mener à bon port… Oui, mais pas comme nous l’avions pensé. Nous voilà sur la A12 en direction de Bruxelles… J’aurais plutôt pensé aller vers Gand et Courtrai… Nous suivons Despé sans nous poser de questions, direction Soignies, un passage au pays des collines puis la Flandre occidentale. Cette étape est longue et nous savons que Jacques Deleuze (Bird Dog) nous attend, nous roulons donc sans trop tarder et nous arrivons à 2 heures précises à Westvleteren. Friandises et boissons à l’arrivée… Chouette ! Il fait un peu humide et frais et il nous reste encore un bon morceau de parcours à digérer… Chimay, à nouveau près de 150 miles et quatre heures ½ de route ! Après une demi-heure de pause nous repartons dans la nuit noire. Je reprends les commandes au roadbook et nous partons en direction de la frontière française… Quelques hésitations, une route barrée et une déviation mais nous continuons tranquillement. Arrêt carburant et réflexion commune… La fatigue arrive progressivement et l’envie d’en finir aussi ; si nous continuons au GPS, nous pourrions sans doute gagner un peu de temps. Nous sommes à la sortie de Tournai et nous avons plusieurs options… On repart vers la France au plus rapide mais ce ne sera pas très sexy, Valenciennes, Bavay, Maubeuge… Autre option, nous allons vers Mons par la N50, c’est rapide, tout droit et tout le monde connaît ; problème si on fait ça, on devra faire la même route entre Mons et Chimay, une fois dans un sens et puis dans l’autre… Nous savons qu’une équipe de choc nous attend à Chimay et qu’ils vont rester dans le froid à nous attendre si nous n’accélérons pas un peu le rythme… Décision collégiale, on trace vers Mons, puis ce sera Beaumont et enfin Chimay, ultime étape de notre périple. A l’entrée de Mons, je fais signe à Cid de prendre les commandes, il est sur son terrain de jeu et il connaît les bons plans pour éviter le centre et pour se retrouver sans perdre de temps sur la N40 en direction de Beaumont. Alors, là on recommence à s’amuser… La route est bien évidemment totalement dégagée, il fait sec et, malgré la nuit noire, la visibilité n’est pas trop mauvaise et donc ça trace et nous mettrons moins d’1/2 pour aller de Mons à Beaumont. La suite vers Chimay est au moins aussi rapide, on emprunte un moment un tronçon du célèbre circuit de vitesse et on arrive enfin à l’auberge de Poteaupré, dernier point de contrôle où nous attend mon filleul Sebastien Decuire et son équipe. Café, soupe (délicieuse…) et petit Jack pour nous récompenser de nos efforts. Et voilà, Il est 5.15’ et la boucle est bouclée. Nous avons parcouru plus de 1.000 km en 17 heures et 15 minutes, soit une moyenne de près de 60 km/heure par des routes secondaires. C’est bien roulé et il n’y a eu aucun incident. Nous n’avons pas revu Fury et Christophe depuis le départ mais nous avons reçu des informations les concernant… Ils roulent toujours et n’ont pas eu de problèmes. Ils sont une grosse ½ heure derrière nous et ils vont donc bientôt arriver. Nous profitons un bon moment de l’accueil mais la fatigue s’installe et il nous faut encore rentrer à Mons, point final de l’aventure. Mumu nous y attend avec le petit déjeuner et nous allons lui faire honneur. Nous reprenons donc la route ; Nico, Pascal et Eric choisissent l’option de rentrer directement chez eux sans repasser par Mons ; nous sommes donc trois à rejoindre la concession pour y retrouver Mumu est les bons croissants… La salle de l’étage est fermée et nous prenons notre petit-déjeuner sous la tonnelle lorsque Graziella nous appelle ; elle nous a entendu arriver et a préparé le café à l’étage. Elle nous ouvre et nous montons pour nous installer en attendant les autres… Le temps passe et petit à petit les bénévoles et les roadcaps arrivent pour assurer les activités prévues ce dimanche à a concession ; ce sont les portes ouvertes et il va y avoir de l’animation, espérons-le en tous cas. Pas de Fury et pas de Christophe à l’horizon… Que se passe-t-il ? Nous pensions nous retrouver pour profiter ensemble d’un moment de convivialité bien mérité au retour de l’aventure et nous ne sommes que trois… Cid appelle Fury pour savoir ce qu’il en est… « Je suis directement rentré à la maison » lui dit-il… « Et Christophe a fait de même, on nous a dit que tout le monde rentrait chez lui » poursuit-il ! « Ah non ! pas question, tu te rhabilles et tu viens nous rejoindre à la concession ! » lui lance Cid ! Et une grosse vingtaine de minutes plus tard le voilà avec Chouchoune. Il a le sourire, il s’est donc bien amusé. Il s’était engagé à mener Christophe à bon port, c’est chose faite. Nous apprenons que ce dernier s’est fait flasher à plus de 90 km/h à Saint-Ghislain… Oups, en agglomération ça risque de lui coûter cher, croisons les doigts pour lui que ce soit une fausse alerte ! Nous restons encore quelques instants pour voir progressivement arriver ceux qui vont participer à la journée portes ouvertes mais la fatigue s’installe de plus en plus ; je dois encore parcourir 60 km pour rentrer et je décide de prendre congé… Il sera près de 10.00’ lorsque je serai rentré.

Merci à Despé et Mumu pour l’initiative et pour l’organisation, merci aux bénévoles pour leur accueil et merci aux frères de route pour tous les bons moments que nous avons partagés… Une fois de plus, que du bonheur ! Nous porterons fièrement le pin’s remporté pour l’occasion.

Michel « The Historian » – Octobre 2021


Michel Hannaert – Mons Chapter Hainaut Belgium – Historian – 00.32(0)473.76.60.59 – historian.officer@monschapter.be


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