Weekend Normandie

Weekend Normandie – Du 5 au 9 juin 2026

Les côtes de l’ouest de la France sont très appréciées par le MCHB, les escapades des années passées lors des BBreizh, de l’Euskadi tour, de l’Echappée Breizh en avril 2026 et des 20 ans des Breizh Brothers le mois passé en sont la preuve… Nos liens d’amitié avec les Chapters Côte Basque, Vannes, Nantes, La Rochelle et Rennes sont solides et nous essayons de maintenir les contacts à chaque fois que les occasions se présentent. Ce premier weekend de juin sera une nouvelle occasion de revoir nos amis français. Cette fois, ce sera dans le cadre des commémorations du 82ème anniversaire du débarquement et plus précisément de la mise à l’honneur de la 82ème Airborne Division. Beau programme en perspective, ce sera un beau mélange de moments de recueillement et d’émotion, de découverte du patrimoine historique de la région, de spectacles aériens, de mises en situation d’époque mais aussi et surtout de plaisir et de partage. Depuis novembre 2025, Lolo et Tchatcha sont en contact avec Didier et Vincent du Rennes Chapter pour préparer ce merveilleux weekend et le planning des différentes activités est connu ; nous avons prévu des tenues militaires et civiles d’époque pour participer pleinement aux reconstitutions, qu’elles soient festives ou commémoratives… Impatients ! 

Alors c’est parti pour quelques jours de pur bonheur, on prend (presque) les mêmes que lors de l’Echappée Breizh, auxquels se joignent quelques autres biker(euse)s férus de voyages et d’aventures. Rendez-vous ce vendredi 5 juin à Saint Ghislain pour un départ à 8.30’ en direction d’Isigny-sur-Mer, camping Le Fanal, qui sera notre « base Camp » pour le weekend. La météo semble assez favorable, pas (trop) de pluie annoncée mais température un peu trop fraîche pour la saison ; les combis de pluie feront l’affaire pour être un peu protégé du froid. Nous sommes 15 participants (10 motos) à prendre la route, suivis du Ford conduit par la compagne de Lolonois qui emporte le matériel de camping pour toute la famille, ils ont en effet choisi de dormir sous tente avec le bébé qui les accompagne. Nous devons retrouver Didier et Fauve sur la route en début de parcours, ils se mettront en marche pour nous rattraper lorsqu’ils nous verront passer sur la A2 ; finalement, ils arriveront 5 minutes après nous à l’Aire du Cœur des Hauts de France, où notre premier arrêt carburant est prévu pour les plus petits réservoirs. Nous sommes maintenant au complet et reprenons la route sans tarder, en effet nous avons rendez-vous à 13.00’ pour le déjeuner ; nous avons parcouru une centaine de kilomètres et il en reste environ 260 pour rejoindre nos amis du Rennes Chapter au restaurant « La Tornade » à Drubec. L’arrêt suivant sera dans une centaine de kilomètres à Croixrault ; la route est dégagée, parfois une petite averse sans gravité, tout va pour le mieux et nous arrivons à l’aire de Bolleville sur la A29 qui sera notre dernier ravitaillement avant la pause déjeuner. Lors du dernier péage, Luca a eu quelques difficultés avec son ticket, il a dû demander de l’assistance et nous avons perdu pas mal de temps. Mais là, à 3 km de la pompe, c’est Didier qui nous ralentit lorsqu’il tombe en panne d’essence ; je fais le serre-file, je m’arrête avec lui sur la bande d’arrêt d’urgence et je lui laisse un gilet fluo, obligatoire en France ; heureusement, nous sommes à hauteur d’une entrée « service » et il peut ranger sa moto et se mettre à l’abri du trafic. Je rejoins les autres à la pompe ; Giaco, qui a emmené du matériel d’assistance, remplit un petit jerrican d’un litre et part avec Luca pour le dépanner. Entretemps nous faisons le plein, pas sans mal car certaines pompes sont en panne, d’autres demandent un paiement anticipé, bref, tout cela prend du temps. Il est déjà midi bien passé et nous ne serons jamais à l’heure prévue pour le déjeuner ; Lolo prévient Didier et Vincent et nous comptons sur eux pour informer le restaurateur de notre retard, en espérant qu’il puisse retarder le service ; Lolonois informe sa compagne pour qu’elle se rende au restaurant sans nous attendre. Le dépannage de Didier se passe bien mais maintenant il faut l’attendre et lui permettre encore de faire le plein ; en fait, il a un problème avec sa jauge à essence et il a sous-estimé sa consommation… Ce sont les imprévus d’un voyage en groupe et tout le monde prend cela avec beaucoup de sérénité, tout en ne manquant pas de « chambrer » un peu Didier pour son manque d’anticipation…Nous repartons et, plutôt que de quitter l’autoroute après le Pont de Normandie et d’aller vers Honfleur comme prévu, Lolo décide de poursuivre sur la A29 pour tenter de rattraper un peu de temps. Il sera quand même près de 14.00’ lorsqu’après un petit tour dans la campagne entre Drubec et Beaumont-en-Auge, nous atteignons notre étape. Tous les amis rennois sont sur le parking pour nous accueillir et nous nous précipitons dans le restaurant pour commander notre repas ; il s’agit d’un buffet d’entrées, d’un plat à choisir et d’un assortiment de desserts ; pour gagner du temps, nous commandons les boissons et payons le repas pendant que les autres commencent à manger. Le repas se passera le plus rapidement possible mais nous resterons quand même une heure sur place et le retard accumulé aura un impact sur les activités prévues par Didier pour l’après-midi. Nous reprenons la route, cette fois nous sommes une vingtaine de moto, les rennois prennent la tête du convoi et sécurisent le groupe avec 3 roadcaps. Nous allons parcourir une trentaine de kilomètres à un rythme soutenu pour rejoindre Ranville, et plus précisément le pont de Rénouville. Il s’agit d’un haut lieu du tourisme de mémoire lié au D-Day car c’est ici que se déroula le premier exploit militaire de débarquement du 6 juin 1944. Il s’agit de l’opération Deadstick. À 00.16’, 180 militaires anglais installés à bord de 6 planeurs de la « 6ème Airborne Division » ont pour mission de capturer intacts deux ponts essentiels pour verrouiller l’accès routier, ce qui sera indispensable après le débarquement qui est prévu à l’aube ; 3 planeurs se posent ici à Rénouville sur le canal qui relie Caen à la mer, les autres un peu plus loin pour capturer et sécuriser le pont de Ranville sur l’Orne. L’opération dirigée par le Major John Howard est menée avec succès en moins de dix minutes ; le pont fût ensuite renommé « Pegasus Bridge » en raison de l’emblème du cheval ailé porté par les parachutistes anglais. Nous prenons le temps de nous balader sur le pont actuel, construit à l’identique de celui d’origine qui a été démonté et que l’on peut découvrir au « Mémorial Pegasus » situé à quelques pas de là et que nous ne manquerons pas de visiter. Quelques achats et un petit verre plus tard, nous reprenons la route pour les 70 km qu’il nous reste à parcourir pour rejoindre le camping à Isigny-sur-Mer. Nous prenons possession des deux bungalows qui ont été réservés pour nous ; la répartition des chambres sera vite réglée ; un bungalow pour Visa et Olivier, Bobette et Doudou, Fauve et Didier et Cid, l’autre pour Lolo et Tchatcha, Luca, Giaco et Ced et Lysiane et moi. Le temps de nous installer et nous partons vers le restaurant pour le verre d’accueil et le repas. La première journée s’est parfaitement bien déroulée, la soirée qui commence sera mémorable. Vincent prend la parole en tant que Directeur du Rennes Chapter pour nous remercier pour notre présence et pour notre amitié à l’égard des membres de son club ; dans la foulée et à la grande surprise de l’assemblée, Lolo s’agenouille devant Tchatcha et lui présente une bague en guise de demande en mariage… Bien joué Lolo, la surprise est totale et les larmes de sa dulcinée témoignent bien de son émotion… Elle a dit oui ! Le moules/frites proposé ne fera pas vraiment l’unanimité en termes de qualité mais nous passons un très bon moment. Le reste de la soirée sera très festive et très arrosée ; nous avons presque tous apporté quelque chose à boire, whisky, rhum, vin, certains ont acheté sur place de la bière et des softs… Nous sommes rassemblés sur la terrasse d’un des bungalows des amis rennois et l’ambiance est au top ; Vincent nous propose de déguster une préparation qu’il a réalisée à base de lait de coco et de rhum, mais pas que ! Ça pique par où ça passe et ça laissera quelques traces, surtout mélangé à d’autres alcools ; nous chantons et tapons des mains sur la table inondée d’eau, Tchatcha danse sur la table, la soirée se prolonge bien tard et je rentre me coucher. Surprise une demi-heure plus tard lorsque la porte de notre chambre s’ouvre et que Doudou apparaît… « Bobette ? Bobette ? » dit-il à voix basse… Il s’est déshabillé, a pendu son pantalon dans la chambre de Ced et est entré dans la nôtre croyant être dans son bungalow… Je l’informe de son erreur et très calmement, il referme la porte et va rejoindre le bungalow d’à côté. Ainsi se termine la première soirée, gageons que la suite du weekend sera du même genre…

Samedi matin, la nuit fût plutôt courte et le départ du camp est prévu à 9.30’. Le petit déjeuner a été commandé la veille et il nous est livré à 8 heures. Carlo, membre du Chapter de Rennes, annonce le rassemblement au son de la cornemuse, ce qui revêt un caractère militaire bien marqué ; nous l’entendrons à maintes reprises au cours de la journée, pour notre plus grand plaisir. Au programme d’aujourd’hui, plusieurs visites pour assister de près aux commémorations du D Day. Certains d’entre nous revêtent déjà l’uniforme militaire qu’ils ont apporté, les visites de cette journée le justifient sans aucun doute. Nous prenons la route pour une trentaine de kilomètres vers « La Fière » et plus précisément vers le parc mémorial situé sur les communes de Picauville et Sainte-Mère-Eglise, qui rend hommage aux soldats des troupes américaines de la 82ème et de la 101ème Airborne Division. Parmi les lieux phares de l’offensive alliée du 6 juin 1944, le pont de « la Fière » a été le lieu d’une bataille héroïque de trois jours. Ce sera pour nous l’occasion de nous recueillir au son de la cornemuse devant le « Mighty Eighth Air Force Monument ». Ce magnifique hommage à la 8ème Air Force américaine a été inauguré en juin 2025. Il se compose de quatre sculptures grandeur nature représentant des aviateurs emblématiques de la « Mighty Eighth », qui ont effectué plus de 600 000 sorties aériennes durant la Seconde Guerre mondiale. À la fin de la guerre, 26 000 aviateurs de la 8ème Air Force avaient été tués au combat et 28 000 autres faits prisonniers. La « Mighty Eighth » a reçu 17 médailles d’honneur, 220 croix du service distingué et plus de 420 000 médailles de l’Air. Nous reprenons ensuite la route vers la côte pour visiter la batterie allemande d’Azeville, l’une des premières constructions du « mur de l’atlantique » en France, où nous avons rendez-vous avec le maire pour la remise d’une gerbe au pied de la croix et du drapeau érigés en souvenir des soldats morts pendant les 3 jours qu’ont duré les combats sur le site. Nous terminons notre passage à Azeville par une visite du magasin et du terrain sur lequel quelques véhicules et équipements d’époque sont en présentation ; un petit verre pris en vitesse au bar nous permet de déguster une bière locale pas mauvaise du tout… Nous reprenons ensuite la route, il y a environ 15 kilomètres à parcourir sur des petites routes de campagne très sales et glissantes, la météo est maussade, il pleut souvent mais surtout il y a beaucoup de vent… Si cela devait persister demain, les parachutages ne pourraient certainement pas avoir lieu… On croise les doigts. Nous nous dirigeons vers la batterie de Crasville et le « Texas Camp » ; à l’arrivée, nous recevons un petit patch à coller sur la moto qui représente la célèbre « Rosie », ouvrière dans l’industrie américaine et emblématique de l’effort de guerre, qui montre son muscle droit sous le slogan « We Can Do It » … Il y aurait des polémiques à propos de l’utilisation de cette affiche mais ce n’est pas le sujet ! Nous nous garons le long de la petite route d’accès, roue arrière dans l’herbe pour libérer le passage et nous entrons sous une pluie battante sur le site où règne une forte activité ; démonstrations en mouvement de chars et de camions militaires, présentation de véhicules et d’équipements, avec même un exemplaire de planeur Airspeed AS.51 Horsa utilisé au pont de Bénouville ; il y a aussi de quoi se restaurer, il y a un grand bar heureusement bien protégé sous un vaste chapiteau et plusieurs échoppes pour satisfaire les amateurs de souvenirs et d’objets militaires en tous genres. Nous passerons une bonne paire d’heures sur place, le temps de parcourir à notre aise les allées et de nous restaurer. Il est environ 14 heures lorsque le groupe est reformé pour reprendre la route vers Isigny ; il y a un peu plus de 40 km à parcourir, avec l’aide des roadcaps cela prendra environ quarante-cinq minutes, nous avons donc un peu de temps pour nous rafraîchir et pour nous changer. Ce soir, c’est la fête dans le parc de la mairie d’Isigny-sur-Mer et nous allons tous revêtir nos belles tenues civiles d’époque ; la plupart des hommes seront en costume, bretelles, gilets, casquette ou chapeau tandis que les femmes seront toutes aussi belles qu’élégantes avec leurs jolies robes et chapeaux d’époque, ravissantes à souhait ! Pour ma part, j’adore les femmes habillées en femme, oui je sais c’est un peu macho mais j’assume ! Nous nous rendons à pied au village, il y a 500 mètres à parcourir et maintenant le ciel est dégagé mais il y a beaucoup de vent, tellement que Lolonois a dû démonter une des tentes qui était sur le point de s’envoler et que Lysiane a dû sécuriser le bas de sa robe avec une épingle pour éviter de mettre son intimité à la vue de tous 😉 ! Sur le chemin, nous découvrons une exposition de magnifiques véhicules militaires. Le parc de la mairie a été aménagé avec une énorme piste de danse sur laquelle des couples en tenue d’époque s’éclatent en dansant magnifiquement bien le rock au son de la musique jouée par un groupe de 8 musiciens de grand talent… On irait bien rejoindre les danseurs mais leur niveau est tel que nous hésitons à nous lancer avec eux ; nous nous dirigeons plutôt vers le bar et l’échoppe qui propose des huitres, crevettes et bulots… Agréable repas du soir, bon vin et excellente ambiance. Nous ne resterons pas très tard sur place car, d’une part nous devons nous lever très tôt le lendemain mais d’autre part il y a encore beaucoup à boire au camping… Ce soir, nous nous réunissons sur la terrasse de notre bungalow pour une nouvelle soirée bien arrosée et festive. Attention car dimanche matin, nous devons tous être prêts à partir, moteur tournant et en tenue militaire à 7.00’, nous serons donc un peu plus raisonnables que la veille, enfin presque car chez les rennois l’ambiance bat son plein et Vincent vient nous inviter à les rejoindre vers 23.00’ ; ils sont encore en pleine fête et la musique va de plus en plus fort, trop fort pour les voisins qui vont manifester leur mécontentement. Chez nous, les lumières s’éteignent vers minuit mais les bouchons d’oreilles seront indispensables pour arriver à nous endormir. Fin de la deuxième journée, vivement la suivante.

Le programme de ce dimanche est bien chargé et le départ qui est prévu à 7.00’ ne nous permet pas de prendre le petit déjeuner au camping. Nous avons tous revêtus nos tenues militaires et nous nous rendons à La Fière pour assister aux parachutages qui doivent démarrer vers 8.30’. Didier a négocié avec le propriétaire de la ferme située à proximité du site pour nous permettre de garer les motos dans la cour de la ferme. Il reste quelques centaines de mètres à parcourir à pied pour nous rendre à l’endroit où les parachutistes vont se poser. Deux C47 effectuent un vol de reconnaissance au-dessus de la zone. Le ciel est nuageux mais la météo est favorable pour garantir le largage en toute sécurité ; nous apprenons qu’une grande partie des sauts sont réalisés par des parachutistes amateurs et volontaires et il est donc exclu de leur faire prendre des risques par rapport aux conditions de saut. Un deuxième passage des C47 et les largages commencent… Il s’agit de parachutistes de la 82ème Airborne qui sautent pour rendre hommage aux hommes de leur division qui participèrent aux premiers parachutages du D Day. Une fois au sol, ils se regroupent à proximité de l’endroit où nous sommes et Carlo va les rejoindre pour les accueillir au son de sa cornemuse… Il a beaucoup de succès et les paras lui proposent de les rejoindre pour la photo de groupe qu’ils prennent avant de repartir. Les sauts suivants seront effectués par des volontaires en tenue d’époque, toujours au départ de Dakota C47 ; les vols se succèdent, libérant chaque fois une vingtaine de parachutistes qui se posent de plus en plus près de la foule, certains même atterrissant au milieu des groupes de spectateurs pour le plus grand bonheur des gens qui se précipitent autour des héros du jour ; le vent a légèrement forci et quelques malheureux paras se retrouvent au-dessus des arbres ou en dehors de la zone d’atterrissage… Les sauts se succèdent et Carlo se déplace au milieu des gens au son de sa cornemuse, toujours avec le même succès. Nous apprenons que dans l’après-midi il y aura des sauts effectués par des militaires d’active issus de diverses unités aéroportées, au départ d’avions Hercules C130 et Airbus A400M. Nous devons malheureusement déjà repartir pour récupérer les motos, le fermier nous a autorisé à utiliser sa cour jusqu’à la fin de la matinée, ensuite il souhaite verrouiller l’accès à sa propriété pour éviter le parking sauvage ; il y a en effet de plus en plus de monde qui arrive et le stationnement à proximité du site sera sans doute très vite problématique. Nous reprenons la route vers notre camp de base où nous sommes attendus pour le déjeuner ; il fait maintenant bien ensoleillé et, arrivé à notre bungalow, je laisse mon casque pendu à mon guidon tandis que Lolo pose sa veste et ses couleurs sur le haut de son « sharknose » et nous nous dirigeons vers le restaurant. En cours de repas, nous assistons au passage des dix C130 qui se dirigent vers Sainte-Mère-Eglise. Le ciel se couvre et il se met à pleuvoir comme « vache qui pisse » pendant une grosse heure et je pense à ce qui est resté accroché aux motos… Trop tard car tout est détrempé ! Pour ma part, je devrai démonter tous les mousses pour les sécher grâce au sèche-cheveux, merci à Giaco d’avoir pensé à apporter le sien ! Le programme de l’après-midi est plus cool et certains choisiront de rester au camping pour se reposer. Les autres reprennent la route vers Sainte-Mère-Eglise où des activités sont organisées au centre-ville ; au clocher de l’église, un malheureux parachutiste s’est accroché à l’aube du 6 juin 1944, il est toujours là, suspendu aux lambeaux de son parachute ! Nous parcourons les ruelles et les boutiques bondées, objectif trouver le pin et le patch de cette 82ème édition des commémorations ; pas facile mais en se renseignant auprès de différents commerçants, nous apprenons qu’il y a un petit stand sur la place qui en vend ; effectivement, nous trouvons ce que nous cherchons. Nous poursuivons notre visite et nous croisons un groupe de plusieurs vétérans, assis dans des fauteuils roulants, et qui acceptent gentiment de s’arrêter pour nous, le temps d’une photo. La place se rempli progressivement et les gens s’installent derrière les barrières placées le long de la route ; un défilé de véhicules militaires doit avoir lieu dans les prochaines minutes et à priori ils partent du parking de la brasserie artisanale, proche de l’endroit où nous avons laissé les motos, il est préférable de reprendre la route pour ne pas être bloqués. Il y a un important embouteillage sur la voie rapide et nous décidons d’emprunter les petites routes pour retourner vers Isigny ; comme à l’aller, c’est Giaco qui nous emmène, aidé par Christophe du Rennes Chapter, qui l’assiste comme roadcap là où c’est nécessaire. Nous retrouvons les autres pour le dîner au restaurant du camping pour une nouvelle soirée festive. Lolo et Tchatcha ont prévu de remettre un petit cadeau à Didier et à son épouse pour les remercier pour le travail qu’ils ont effectué pour organiser ce magnifique weekend. Carlo fabrique une cornemuse artisanale avec un petit sac poubelle et quelques pailles pour Visa qui va ensuite nous régaler avec une parodie de cornemusière dont elle a le secret, avec un certain talent, il faut le reconnaître… La fin de la soirée se déroulera, comme les précédentes, en terrasse, autour de quelques verres et dans la bonne humeur. Didier nous fera déguster un délicieux Calvados, issu d’une production artisanale de son grand-père… Cette bouteille à 80 ans et elle ne survivra pas ! Carlo et Visa se relayent pour nous raconter des bonnes blagues et on s’amuse franchement bien ; malgré tout, la fatigue accumulée ces deux derniers jours fera que cette soirée sera un peu plus raisonnable que les précédentes. Fin du troisième jour, nous avons encore vécu beaucoup de bons moments.

Lundi matin, lever en douceur ; le programme de la matinée est plus léger, rien de militaire cette fois mais une visite gourmande à la fabrique de caramels d’Isigny. Un musée a été aménagé où l’on peut découvrir l’histoire de la laiterie qui produit les célèbres beurres et camemberts ; des vitres permettent de découvrir les ateliers de production des caramels et des popcorns caramélisés ; nous y voyons une dame qui ne manque pas de prélever et de goûter un petit échantillon à chacun de ses passages à proximité de la table d’emballage… C’est sans doute la responsable qualité, ça me donne envie de postuler ! Nous passons ensuite à la boutique « Les halles d’Isigny », ce sera l’occasion de faire quelques achats de délicieux produits et de petits souvenirs. Une photo de groupe à l’extérieur devant le vieux camion peint aux couleurs de l’entreprise et nous reprenons la route vers le camp où nous sommes attendus pour une dégustation d’huitres qui doit se tenir à l’extérieur du restaurant ; une grande table a été dressée au soleil, nous y prenons l’apéritif mais très vite quelques gouttes de pluie nous obligent à tout déplacer vers l’intérieur. Les plateaux d’huitres et de grandes crevettes sont servis et nous apprécions la qualité des produits proposés. Ensuite, il y a le repas 3 services, tout cela est un peu lourd et après le déjeuner, beaucoup d’entre nous choisissent le repos ; pour ma part, le repas ne passe pas et je ressens les signes d’une indigestion qui sera confirmée quelques minutes plus tard ; à priori, je ne serai pas le seul à avoir eu quelques problèmes. Je me repose quelques instants et je manque le départ de Christophe et Amandine et de Vincent qui reprennent la route vers Rennes. Didier a proposé de nous emmener vers les plages du débarquement, Omaha Beach et la pointe du Hoc et nous prenons la route vers 16.00’ sous un beau soleil. Depuis le début de notre séjour, c’est la première fois que nous voyons la mer et c’est toujours un beau spectacle ; la plage est inondée de soleil, le ciel est décoré de gros nuages blancs ce qui donne une allure surréaliste au monument qui se dresse sur la plage, structure métallique à branches multiples, sorties du sol comme des plantes géantes, au pied desquelles des petits bouquets de fleurs ont été plantés en hommage aux milliers de soldats tombés ici en 1944 ; nous prenons un peu de temps pour parcourir ce lieu chargé d’histoire et reprenons la route vers la pointe du Hoc, haut lieu des combats du débarquement. Il s’agit d’un poste d’observation et d’une batterie d’artillerie allemande placés à un endroit stratégique et qui ont été lourdement bombardés en préparation de l’opération Neptune. Les alliés pensaient qu’à cet endroit les allemands avaient des pièces d’artillerie qui devait être détruites avant le débarquement, cela pour faciliter les opérations. En réalité, malgré les bombardements du mois d’avril 1944, le bunker et toute la zone sont toujours occupés et, au matin du 6 juin, lorsque les 225 rangers du lieutenant-colonel James Rudder se jettent à l’assaut de la falaise de 30 mètres, ils sont accueillis par les tirs d’une centaine d’artilleurs ; heureusement, les allemands ne résisteront qu’une vingtaine de minutes avant d’être maîtrisés par leurs assaillants ; 135 rangers furent toutefois tués ou blessés au cours de cet assaut. Le site offre une vue magnifique sur la manche et sur les falaises et l’on peut remarquer à quel point l’érosion a déjà détruit la paroi rocheuse. Nous reprenons les motos sous le soleil pour rentrer à Isigny ; nous décidons de nous arrêter au centre de ville pour prendre un verre et nous tombons sur un défilé en fanfare des sapeurs-pompiers ; nous devons nous arrêter pour les laisser passer et nous découvrons, un peu par hasard dans une ruelle piétonnière, un petit café ouvert dans lequel il règne une belle ambiance ; nous y rencontrons un binchoux très heureux de retrouver des compatriotes et nous chantons avec lui. Le service est au top et l’on nous offre quelques biscuits salés et des petits morceaux d’andouille de Vire en guise d’amuse-bouche ; super accueil et nous profitons pleinement de ces derniers instants de la journée. Nous rentrons au camping pour notre dernier repas au restaurant, il y a moins de monde que les jours précédents, l’ambiance est un peu plus calme mais nous passons encore un bon moment. La dernière soirée aux bungalows sera comme les précédentes, festive et bien arrosée. Ce soir nous sommes à la terrasse du logement de Visa et nous devons achever tous les stocks restants de boissons et de nourriture. Directive de Visa, à minuit on s’arrête, finalement il sera une heure passée lorsque j’irai me coucher. Dernière journée passée ensemble et encore plein de bons moments, des belles découvertes et des belles émotions.

Mardi nous rentrons en Belgique, Lolonois et sa famille nous ont quitté dimanche après le déjeuner, son fils a préféré repartir seul samedi en fin d’après-midi ; nous serons donc un peu moins nombreux pour la route du retour. Nous avons tous prévu de faire le plein à la sortie d‘Isigny, juste avant de prendre la voie rapide vers Caen, c’est Lolo qui va guider le groupe. Surprise, la voie rapide est fermée et il faut refaire un itinéraire. Cid, qui a l’habitude d’utiliser Waze sur son téléphone, propose de prendre la direction des opérations et nous le suivons avec plaisir pendant une dizaine de kilomètres sur des petites routes sinueuses traversant des petites agglomérations. Nous retrouvons l’autoroute un peu plus tard et roulons vers Caen, puis vers Le Havre ; nous avons prévu de prendre le déjeuner à Dieppe. Quelques péripéties sur le parcours, … Lors d’un péage, je me positionne tout à droite pour éviter d’être bloqué par un camion, je franchis le poste de télépéage et je me rends compte que la voie que j’ai empruntée m’oblige à quitter l’autoroute… Je suis suivi de Lolo et d’Olivier qui ont fait la même erreur que moi ; pas de soucis et nous reprenons l’autoroute aussi rapidement, mais nous avons perdu ceux qui ont emprunté les bonnes voies de péage et qui se sont regroupés pour nous attendre… J’appelle David qui est derrière nous et qui nous aperçoit ; tout rentre dans l’ordre et nous continuons notre parcours. Un peu après, il est prévu de nous arrêter pour un complément carburant pour Luca et, au lieu d’emprunter la voie vers l’aire de ravitaillement, Lolo se trompe et prend la bretelle qui nous fait quitter l’autoroute… Il faut dire que les panneaux de signalisation prêtaient un peu à confusion. Retour vers l’autoroute sans difficulté et tout est ok. Le trajet se poursuit et nous arrivons bientôt au Pont de Normandie… Luca doit refaire le plein et nous découvrons un affichage qui mentionne qu’il n’y a pas de carburant à l’aire de ravitaillement que Lolo avait prévu d’emprunter ; nous devons donc trouver une alternative et Giaco prend la tête, quitte l’autoroute et prend la nationale qui nous mène à l’entrée d’Honfleur, où nous trouvons une station d’essence opérationnelle ; nous sommes au même endroit que lors de notre retour de « l’Echappée Breizh » en avril… Nous reprenons l’autoroute en empruntons le Pont de Normandie où nous sommes balayés par un vent puissant et arrosé d’une fine pluie très désagréable… Au point le plus haut du pont, nous sommes à près de 60 mètres d’altitude et ça souffle d’autant plus. Nous continuons la route vers Dieppe, Lolo a réservé un restaurant à 13.00’, nous devrions être dans les temps. Effectivement, il est 12.45’ lorsque nous arrivons dans le centre de Dieppe, il pleut encore un peu et nous nous dirigeons vers le port de plaisance ; nous garons les motos le long des quais, le restaurant « La Tour aux Crabes » où nous sommes attendus se trouve à une centaine de mètres. Nous y sommes accueillis chaleureusement, une grande table a été dressée à notre intention à l’étage, nous nous installons et commandons sans attendre les boissons. La carte est plaisante, Lolo et Tchatcha ont déjà fréquenté l’établissement et nous donnent quelques conseils pour choisir notre repas. Nous mangerons presque tous du poisson ou des crustacés, l’assiette « Le Tout Cuit » choisie par Luca est impressionnante, bulots, crevettes roses et grise, géantes, langoustine et tourteau ! Nous passons un agréable moment, ce sera le dernier repas que nous partagerons ensemble ce weekend. Nous faisons encore une petite visite du front de mer et de la plage de Dieppe avant de reprendre la route.

Le parcours du retour se déroule sans encombre et nous arrivons à l’aire de la Sentinelle à Valencienne vers 19.00’; nous nous arrêtons le temps de nous saluer avant de reprendre la route vers Mons, le groupe se divisera petit à petit, chacun prenant la direction de son domicile.

Quel beau weekend, … Nous étions nombreux et pourtant nous nous sommes parfaitement bien complétés, aucune prise de tête, aucune tension, que du plaisir d’être ensemble, chacun à son rythme et suivant ses envies… L’occasion de renforcer ou de créer de nouveaux liens d’amitiés… Quel bonheur !

Mille mercis à Lolo et Tchatcha pour la proposition et pour tout le travail qu’ils ont réalisé avec les amis du Rennes Chapter pour préparer notre weekend ; mille merci à Didier et à Vincent, à Christophe et Amandine et à tous les membres du Rennes Chapter pour nous avoir accompagnés et guidés sur les routes et lors des visites. Nous attendons avec impatience leur venue à Mons en septembre.

Michel – Historian Officer – Juin 2026


Michel Hannaert – Mons Chapter Hainaut Belgium – Historian – 00.32(0)473.76.60.59 – historian.officer@monschapter.be

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